Le livre du thé

Aujourd’hui, je vous parle du Livre du thé d’Okakura Kakuzô, paru chez Synchronique Editions. Des illustrations de K. Hokusai parsèment le livre.

Je précise que j’ai reçu le livre dans le cadre d’un Service Presse avec Synchronique Editions, que je remercie beaucoup. Ce service presse a été établi grâce à la plateforme Simplement Pro 🙂

Je suis très heureuse d’avoir découvert cet ouvrage! Pour moi qui m’intéresse beaucoup à la culture Japonaise, c’était captivant d’en apprendre plus sur la fameuse cérémonie du thé.

Le livre est vraiment exhaustif : OKAKURA Kakuzô (qui a publié ce livre en 1906 aux Etats-Unis) débute par le constat selon lequel de nombreux préjugés et une incompréhension pour l’Orient subsiste. En apprendre plus sur la voie du thé est une façon de connaître mieux la culture Asiatique . Le livre, destiné aux Occidentaux, est une vraie passerelle entre les continents.

Le second chapitre reprend des éléments de l’histoire et les différentes écoles du thé (en Chine puis au Japon)

Ensuite, nous en apprenons davantage sur le Tao et le Zen.

Au quatrième chapitre, OKAKURA décrit la chambre du thé, son architecture et son agencement.

Le cinquième chapitre revient sur l’art et le sens du de l’art. L’art n’est jamais surabondant: une seule œuvre est présente dans la chambre du thé.

Enfin, l’auteur nous rappelle le rôle important des fleurs. Elles sont choisies avec parcimonie.

Dans le septième et dernier chapitre, OKAKURA nous présente les maîtres du thé.

Cette lecture était vraiment très instructive et j’ai beaucoup apprécié en savoir plus sur le sujet. Certains passages nécessitent une plus grande concentration que d’autres (quand il s’agit par exemple de considérations historiques ou philosophiques par exemples) mis dans l’ensemble le livre se lit très bien. OKAKURA prend soin de citer des exemples imagés pour illustrer son propos, et les chapitres sont relativement courts.

De plus, il est agréable de contempler les illustrations de Hokusai au fil de la lecture! Il s’agit d’estampes plus ou moins célèbres de Hokusai. Elles sont toutes en couleurs, tantôt imprimées sur une seule page, tantôt sur une double page. Là encore, j’ai été comblée! J’apprécie beaucoup le style de Hokusai, mais ma connaissance de ces œuvres se réduisait aux estampes les plus connues. En parcourant le livre du thé, j’ai non seulement découvert les secrets de la cérémonie du thé, mais aussi parfait ma culture générale sur Maître Hokusai.

Nous avons également des notes à la fin du livre pour expliquer certaines références. Une préface nous présente le contexte de l’écriture de ce livre en 1906, et nous donne aussi une courte biographie de Hokusai.

Extrait: « le goût du thé possède un charme subtil qui le rend irrésistible et propre à être idéalisé. (…) le thé n’a pas l’arrogance du vin, ni la prétention du café ou l’innocence enjôleuse du cacao. » (p. 27)

Comme vous pouvez le constatez, la traduction est très bonne et le style agréable et soutenu.

Un mot surl’édition: elle est de très bonne facture. Le papier est glacé, ce qui met en valeur les illustrations. De même j’ai beaucoup aimé la couverture sobre et le petit format qui apparente le livre à un carnet que l’on pourrait emmener en voyage. L’élastique vert, qui peut faire aussi office de marque page, renforce encore cette impression.

Et enfin, le prix: 12,50 €. D’accord, le format est petit – mais cela reste un beau livre, avec de belles illustrations, un format pratique et soigné, et un contenu des plus intéressants.

Je recommande donc cet ouvrage devenu un Classique à toutes les personnes intéressées par la Culture Japonaise et l’Asie en général 🙂

Note: 18/20

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Haïkus et notes de voyage

Aujourd’hui, je vous présente Haïkus et notes de voyage – Nozorashi Kikô de Bashô, paru chez Synchronique Editions. Ce livre m’a été livré dans le cadre d’un Service Presse avec l’éditeur, que je remercie beaucoup ! Ce service presse a été établi grâce à la plateforme Simplement Pro 🙂

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J’ai vraiment adoré ce livre. Cela faisait longtemps que je voulais me plonger dans les Haïkus, cette forme d’écriture si typiquement Japonaise et dont la brièveté et l’apparente simplicité en font un symbole de la contemplation.

Il s’agit des Haïkus que Bâsho a rédigé durant le voyage qu’il entreprend pour se rendre dans son village natal, à pieds.

Un Haïku se compose de 17 syllabes réparties en trois segments, qui peuvent être de longueur différente.

Extrait:

« Puissé-je à la rosée

Petit à petit me laver

Des poussières de ce monde »

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Le livre est très beau et fait intelligemment. J’ai beaucoup aimé que l’écriture japonaise soit reprise ici, car les caractères sont tout simplement beaux. Pour les lecteurs qui ne sauraient pas lire en japonais, nous avons l’écriture romanji qui permet de lire phonétiquement. On peut donc lire en japonais pour ressentir au mieux la sonorité et la beauté originale de ces haïkus ! Lire la suite