Portes ouvertes à l’EIMA – février 2017

Habitant non loin de Toulouse, j’ai saisi l’occasion de visiter les locaux de l’EIMA (Ecole Internationale du Manga et de l’Animation) et d’en savoir plus sur l’école à l’occasion des journées portes ouvertes.

J’entends parler de cette école depuis plusieurs mois déjà. Comme je suis curieuse de découvrir de nouveaux talents et de soutenir les mangakas français, c’est tout naturellement que j’y suis allée.

L’école se situe au centre de Toulouse, près du jardin Japonais. Dans la grande pièce ouverte, Claire Pélier, la directrice de l’EIMA, présentait l’école aux parents et élèves potentiellement intéressés par le cursus manga. Le peu que j’ai suivi de la conférence m’a laissé une bonne impression sur l’école :

le programme se veut concret, adapté aux besoins des futurs mangakas. Ainsi, des cours d’anglais sont dispensés (les élèves pourraient très bien faire carrière à l’étranger). De même, un module sur le statut d’auto entrepreneur, les déclarations d’impôts, etc. est peut-être loin des préoccupations actuelles des élèves mais leur sera forcément utile à l’avenir

– le programme a été élaboré après une discussion avec plusieurs mangakas. Il se veut donc le plus adapté aux besoins des futurs artistes

– l’EIMA a de nombreux partenariats avec des auteurs reconnus (citons par exemple Elsa Brants, Saïd Sassine,  et Reno Lemaire) et fait appel à une mangaka Japonaise pour dispenser quelques cours. Des Master class avec des auteurs sont prévus à intervalle régulier. Des partenariats avec deséditeurs et des magazines sur les mangas et animes ont également été scellés

la sélection est rude pour entrer dans l’école et certains élèves peuvent aussi ne pas passer en classe supérieure si leur niveau ou leur investissement est jugé comme étant insuffisant. Claire Pélier justifie cela en disant que l’EIMA ne veut pas garder des élèves « pour avoir des sous » s’ils savent pertinemment que l’élève aura beaucoup de mal à évoluer dans le milieu des mangas

– il y a tout de même la classe préparatoire à l’EIMA : un an au cours desquels les élèves s’initient aux techniques dans le but d’obtenir un niveau suffisant pour intégrer le cursus manga de l’école. Les élèves des classes préparatoires s’initient à un large panel de techniques artistiques pour être à même d’intégrer les universités ou écoles de beaux-arts.

– le cursus manga de l’école s’effectue en trois ans – deux stages de 9 semaines chacun sont prévus.

– un prochain cursus « animation » devrait s’ouvrir dans les années à venir.

Je suis donc curieuse de voir comment les apprentis mangaka évolueront et s’ils parviendront à percer…

Au niveau du décor, l’école ravira les fans de mangas comme moi ! L’ambiance y est conviviale, on trouve toutes sortes de mangas sur les étagères et des dessins dédicacés de mangakas sont accrochés aux murs. Les salles de cours sont plutôt petites mais les promotions le sont également.


J’en ai profité pour acheter le magazine de l’école (qui est en fait un recueil de one-shots faits par certains élèves), dont je vous parlerai dans un prochain article. Il a été mis en vente à l’occasion du salon d’Angoulème. Un prochain numéro sera en vente à la Japan Expo 2017 où l’EIMA aura son stand. Des Ex-libris réalisés par les élèves et des éventails seront également distribués gratuitement.

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